La mission est une grâce

A l’invitation de notre Archevêque, dans le cadre de l’année Sainte Geneviève, toutes les églises de Paris seront ouvertes dans la nuit du 25 au 26 janvier. Cela constitue un événement missionnaire pour tout le diocèse. Pendant que certains prieront devant le Saint Sacrement, d’autres accueilleront les visiteurs sur le parvis pour en faire des pèlerins voire des priants.

 

Quand nous entendons le mot missionnaire nous vient à l’esprit l’image de Tintin au Congo avec sa soutane blanche et sa longue barbe blanche. Or la mission est l’affaire de tous les baptisés. Par le baptême nous sommes devenus prêtres, prophètes et rois. Allons donc à la rencontre de nos plus proches dans le quartier avec quelques principes simples :

  • « Je ne suis pas chargée de vous le faire croire, je suis chargée de vous le dire » disait Sainte Bernadette de Lourdes
  • Ecouter et éviter d’entrer dans des discussions polémiques
  • Poser des questions ouvertes …

 

Belle mission.

P. Stanislas LEMERLE

Les prochains rendez-vous

Edito du 19 janvier 2020

Voici le deuxième dimanche de suite que la liturgie nous propose de méditer sur le baptême du Christ : dimanche dernier chez Matthieu, aujourd’hui chez Jean.  C’est à coup sûr pour nous faire remarquer à quel point l’accent est mis sur une dimension spirituelle différente du même événement dans les deux évangiles.

 

Chez Matthieu, le texte souligne le renversement des convenances : celui qui est sans péché se laisse exhorter à la conversion par un pécheur ! On nous dépeint la stupéfaction du Baptiste, pour insister sur l’infinie humilité du Christ (les Pères de l’Église parlaient de condescendance, mais le terme avait pour eux une connotation positive !).

 

Chez Jean au contraire, l’étonnement du Baptiste est d’un autre ordre : c’est celui d’un homme qui voit se produire un événement dont il prévoyait confusément l’importance, mais dont la réalisation, quand elle advient, dépasse encore ses plus folles attentes. Il attendait un signe « spirituel », de la part d’un Dieu demeurant à sa place dans le Ciel, il assiste à l’irruption du Seigneur dans le cours de l’Histoire. Cette expérience, c’est celle d’Israël : « le Seigneur était dans ce lieu, et moi, je ne le savais pas ! » (Gn 28,16).

 

C’est peut-être pour cela que nous avons besoin de méditer deux fois le baptême du Christ, mystère marquant la conclusion de l’Épiphanie : nous sommes prêts à reconnaître en Jésus le Roi de gloire, mais sommes-nous prêts à le laisser bouleverser le concret de nos existences ?

 

P. Charles-Antoine FOGIELMAN